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Après toutes ces années de turbulences et de souffrances, nous devons passer d’un État d’exception à l’exception ivoirienne qui, naguère, avait valu à notre pays une saine réputation de fraternité, de progrès social et d’hospitalité.

Conformément à la Constitution Ivoirienne, aucun Ivoirien ne peut être contraint à l’exil. Ce droit sera scrupuleusement respecté.
Nous accorderons au respect des libertés, notamment à la liberté d’expression, une attention particulière.

Ce n’est guère dans une prison que se trouve la place d’un homme politique. La prison ne saurait être le destin des femmes et des hommes épris de liberté ou le passage obligé pour l’accession au pouvoir. La gestion de nos contradictions doivent avoir lieu selon les règles que nous nous sommes librement fixés au travers de notre Constitution et des lois qui lui sont compatibles.

Sur la question du rattrapage ethnique, nous rappelons simplement un extrait de la déclaration du ministre Eric Kahe, président de l’AIRD, en date du 26 janvier 2012.

En raison du caractère attentatoire à l’unité nationale d’une telle politique, l‘Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), élève une vive protestation contre ces choix de gouvernance qui hypothèquent la réconciliation nationale, la justice sociale et la paix. L’AIRD s’élève également contre la référence excessive à la religion et à l’ethnie qui est un risque d’exacerbation de la fracture sociale.

Au demeurant, l’AIRD ne saurait s’offusquer que des cadres, fussent-ils issus d’une même région, puissent être appelés à des missions de haut niveau parce qu’ils en présentent le meilleur profil, créant ainsi l’émulation à l’excellence, et non sur les considérations d’un rattrapage ethnique ou religieux.

En Octobre 2006, les membres fondateurs de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) indiquaient déjà, dans le Manifeste du parti, la voie de la responsabilité, en écrivant :

Nous en appelons à la conscience nationale de tous les Ivoiriens pour que dans un élan patriotique de solidarité, de pardon et de réconciliation dans la vérité, nous assumions avec dignité et courage notre histoire.

Assumer son histoire, pour un peuple, c’est reconnaître ce qui n’a pas bien marché. C’est tirer les leçons du passé avec lucidité et responsabilité et repartir en se fixant- collectivement-  de meilleurs objectifs dans la perspective d’améliorer ses performances. Pour que les erreurs nous fortifient et nous projettent dans l’avenir, nous avons tous besoin de plonger en nous-mêmes, pour une autocritique sans complaisance.
Dénoncer les tares collectives et les abus, ce n’est pas conduire en regardant seulement dans le rétroviseur, car à l’Aird, nous nous projetons dans l’avenir. 

Eric Kahe
Président de l’AIRD

La laïcité ne doit pas être comprise comme la chasse à la Foi mais elle comporte surtout la neutralité de l’Etat entre les différentes religions. De ce fait, aucune religion ne prédomine dans la gestion des affaires publiques.

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